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7 octobre 2010 4 07 /10 /octobre /2010 17:42

Un dimanche à la campagne, c'est possible ici aussi. Ca se passe plutôt dans le centre de l'île, c'est la région la plus agricole. Une belle journée pas trop ensoleillée, avec même quelques gouttes de pluies pour "rafraichir" l'atmosphère.

Direction Combani, dans une petite propriété de quelques hectares tenue par un couple franco-mahorais.

Pour débuter, quelques explications sur l'ylang puis cueillette des fleurs avec des paniers 100% recyclables : les kangas, paniers traditionnels en palmes de cocotiers tressées.

 

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Très tôt les arbres sont taillés pour garder les branches et les fleurs à portée de mains. C'est ce qui leur donne cet aspect tortueux. Un arbre produit des fleurs toute l'année, même si la cueillette est parfois impossible en période de pluie, elle est effectuée toutes les 2 semaines, dès le matin. Un arbre commence à produire vers 2 ou 3 ans et pendant plusieurs dizaines d'années. La cueillette favorise la pousse des fleurs.

La distillation doit démarrer dans les 4 heures après la récolte.

 

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Sur la photo ci-dessus, un total de 50 Kg de fleurs (quantité nécessaire pour la mise en route de l'alambic). Nous avons été sérieusement aidés dans notre tâche par des "bouénis", sinon avec notre dextérité de "mzungus" nous y serions encore ....

Voilà l'alambic est en route, y'a plus qu'à attendre. Après quelques explications de Fouad, un petit apéro "eau de coco" fraichement cueillie puis à table sous la serre. Petite anectote, ici les serres sont utilisées non pas pour garder la chaleur et produire plus longtemps mais pour se protéger de la pluie, sinon le maraichage devient vite compliqué ...

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En fait, cette propriété ne possède "que" 700 pieds d'ylang (les plus grosses en ont 2 à 3000) et produit environ 15 litres d'extrait / an. Cette activité est devenue annexe, le métier de base étant le maraichage. Les arbres ont été conservés par tradition familiale. L'extrait est ensuite vendu soit aux grossistes en parfumerie pour ceux qui produisent suffisamment soit directement aux touristes de passage.

Le problème actuel des producteurs d'ylang réside dans les coûts de production : bien sûr la cueillette est manuelle mais l'entretien doit être régulier : coupe des arbres, nettoyage des allées, ...L'intervention humaine est quasi-permanente. Les autres pays producteurs (comores, madagascar et asie) ont des coût de main d'oeuvre plus bas.

En revanche, d'un point de vue qualitatif, des études "sérieuses" montrent que l'essence d'ylang de Mayotte est la meilleure .... Vous en doutiez ???

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